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Gandhi disait

"que tout ce qu'on fait dans la Vie est insignifiant 

mais qu'il est très important de le faire quand même" 

 

  Ma philosophie ...

 

traduite en textes d'auteurs de référence mais plus que tout fruit de mon expérience et de mes recherches personnelles.

 Extraits de livres, principes et philosophie en matière d'éducation et comportement canins.

 

Slh Gaby Oh Gaby  et Slh Goodbye My Friend 

Merci Karine de ce cadeau pour SLH.

 

 

Cohabitation avec un être vivant.

 ..."La cohabitation avec un être vivant qui n'est pas de notre espèce, ne devrait jamais s'envisager sans une réflexion préalable à propos de tout ce qu'elle implique, pour chacun des individus concernés et même leur entourage. Pourtant nombre d'entre nous se proposent un jour de cohabiter avec un animal familier sans se poser toutes les questions essentielles. Pour s'aventurer dans une cohabitation avec un chien suffira-t-il d'en avoir côtoyé de plus ou moins près au préalable, pour penser bien les connaître ? La vie avec ce compagnon à 4 pattes ne restera-t-elle pas alors basée sur l'empirisme, nourri de croyances et idées reçues ?  .... Avec un chien, la véritable harmonie d'une cohabitation supposera d'abord d'abandonner croyances, idées reçues, valeurs dépassées et puis d'instaurer une règle interactionnelle précise régissant le quotidien. Pour cela, il y aura nécessité de s'ajuster à la sensibilité propre de l'animal pour lui faciliter l'adaptation à une vie sociale parmi les humains."       Danièle Mirat - comportementaliste

 

 

La Maltraitance Psychologique

 

Conséquences d’une solitude permanente

Le chien étant un animal social, il s’accommode mal de l’absence de ses êtres d’attachements, du manque d’occupations, de pauvreté dans son environnement quotidien.

De ce fait, la privation de stimulations amène de nombreux problèmes de comportements (aboiements incessants, destructions, malpropretés et de nombreux autres), un émoussement ou au contraire une exacerbation émotionnels qui feront qu’ils réagira très fort à une stimulation banale ou pas du tout à une autre plus importante, une suppression ou augmentation des réactions mais aussi une apathie, une attitude amorphe, un vieillissement prématuré, et même des problèmes de santé. On voit bien les conséquences peuvent être graves pour lui.

Violences invisibles

Je propose que l’on se demande ce que peut vivre l’individu confronté ainsi à de telles conditions de vies. Il suffit de s’imaginer laissé 12 heures tout seul dans sa chambre tous les jours, sans aucune distraction, aucun moyen de communication…

Dans cette relation entre l’humain et le chien placé dans un tel vide, il n’y a pas de « bientraitance », au contraire.

Au risque de choquer quelques uns, je dirai qu’il vaut parfois mieux ne pas prendre de chien, si c’est pour leur faire endurer de telles conditions de vie.

Mieux vaut installer des alarmes plutôt que mettre des chiens de garde qu’on abandonne sans interaction. Et autant prendre un animal qui s’accommode mieux de la solitude plutôt que de partir toute la journée en laissant le chien seul à la maison.

Il n’est pas souhaitable de prendre un chien si on ne peut pas s’en occuper, ni respecter sa nature, ses besoins éthologiques, sa réalité.

 Hyper attachement et dépendance

Entretenir l’hyper attachement et la dépendance au maître n’est pas non plus rendre service à son compagnon à quatre pattes. Le caresser en permanence, le prendre sans cesse dans les bras, le choyer à l’excès, ne pas le quitter des yeux, c’est l’infantiliser, l’étouffer, l’empêcher de vivre sa vie.

Et l’on s’étonnera de constater qu’il hurle et détruit tout ce qu’il trouve quand ses propriétaires s’absentent ! Ne peut on pas parler alors de mauvais traitements infligés par méconnaissance ?

Peurs infondées

Enfin, combien de maîtres ne permettent jamais à leur animal de s’ébattre en liberté, de peur qu’il lui arrive quelque chose. Des précautions simples réduisent pourtant les risques très facilement.

Ainsi, ce qui fait plaisir à l’humain n’est pas toujours une bonne chose pour le chien. Lorsque l’on constate dans les refuges le nombre d’animaux laissés là pour cause de destructions, d’agressivité ou d’anxiété, on se dit que tant d’abandons pourraient être évités avec un peu plus de connaissances du comportement canin, et un peu moins de persistance à ne pas tenir compte de la dissemblance de nature entre nous….

 

Laurence Bruder Sergent  (comportementaliste)

 

..."Et pourquoi devrions-nous traiter notre meilleur ami comme s'il était notre pire ennemi ?

Comment peut-il exister des gens pour penser que le chien essaie de dominer ses maîtres lorsqu'il mange ou passe le pas de la porte en premier, quand il profite du confort d'un canapé, lorsqu'il joue à des jeux de traction, tire avec enthousiasme sur la laisse ou se soulage dans la maison ?

Les chiens sont loin d'être des experts dans l'art de la subtilité et de l'insinuation. Les chiens sont francs et ils vivent dans le moment présent. Si un chien voulait dominer son maître, il le ferait, un point c'est tout. Et de fait, lorsqu'un chien aboie, grogne, pince, saute, mordille ou mord, plutôt que de se montrer dominant ou agressif, c'est tout simple parce qu'il craint l'autorité de ses maîtres.

L'idée dissimulée derrière la dominance et le programme de rétrogradation hiérarchique se fonde sur une logique tellement ridicule qu'elle en devient risible. Malheureusement, ce genre de logique a des conséquences très graves lorsqu'elle conduit les maîtres à négliger et maltraiter leurs chiens. En effet, beaucoup de maîtres, ne se doutant de rien, font confiance à des éducateurs mal avisés qui les contraignent à maltraiter leur chien sous couvert "d'éducation".

Bien sûr, il est important de mettre en place des règles ... De plus en raison du caractère unique de chaque relation homme/chien, chaque maître a le privilège de décider des règles que le chien devra respecter à la maison ... A partir du moment où le maître sait obtenir de son chien qu'il aille se coucher dans sa niche ou qu'il sorte du lit, il n'y a aucun problème - le chien dormira où le maître le souhaitera.

Ce qu'il y a de plus fantastique lorsque l'on vit avec un chien, c'est de créer une relation unique entre deux espèces, dans laquelle "chacun contribue à former un tout". Faites-vous plaisir et soyez heureux avec votre chien."

 

Dr Ian Dunbar

 

"Un chien est un chien et non un loup déguisé en chien" - Barry Eaton

Il est temps d'évoluer.

"Dans une meute de loups à l'état sauvage, la dominance ne se manifeste pas comme une hiérarchie, et elle semble avoir un impact moins significatif que ce qu'ont montré les recherches menées au sein de meutes de loups captifs. Appeler un loup u alpha est aussi inadéquat que de désigner un chevreuil ou un parent humain comme alpha. N'importe quel parent est dominant vis-à-vis de sa progéniture, donc le terme alpha n'apporte aucune information ... Le problème ici n'est pas tant la terminologie que ce qu'elle implique faussement, une hiérarchie de domination rigide et fondée sur la force" - Mech

"Apprendre des loups pour interagir avec les chiens domestiques a à peu près autant de sens que de dire  "Si nous voulons devenir de meilleurs parents, voyons comment s'y prennent les chimpanzés". - Ian Dunbar

Les chiens ne peuvent penser comme des loups car il n'ont pas le même cerveau. Nous sommes apparentés aux grands singes, mais nous ne nous comportons pas comme eux et nous ne pensons pas de la même façon. Nous sommes des animaux très différents des grands singes malgré nos origines communes. La chose est valable également pour les chiens et leur ancêtre ... je pense qu'il est faux de traiter notre meilleur ami comme un loup" - Coppinger

"Le modèle  (la dominance) a été transféré de manière injustifiée de la discussion originale qui portait sur le comportement des loups à celle qui porte aujourd'hui sur le comportement des chiens ... le phénomène de la dominance est discutable, mais dans tous les cas la dominance n'est pas un principe opérant au sein d'une organisation sociale de chiens domestiques. Les hiérarchies de dominance n'existent pas, elles sont de fait impossibles à construire si l'on n'entre pas dans les projections et les fantasmes de l'homme" - Semyonova

"Désigner un chien comme dominant est potentiellement destructeur. Cataloguer un comportement ou la personnalité d'un chien peut créer le conflit plutôt que la cohésion au sein de la famille" - Steinker 

"Nos chiens sont dépendants de nous et ils nous font confiance ; nous sommes dans la position du protecteur vis-à-vis d'eux" - Overall

"Si l'on se fonde sur le résultat des recherches scientifiques en cours et sur ce que l'on sait maintenant des différences de comportement, d'émotions, de motivations et de conduites entre chiens et loups il est grand temps de repenser le concept de la "dominance".  La dominance n'est pas synonyme de hiérarchie entre un chien et son maître, et nos chiens domestiques n'essaient pas d'élever leur statut à nos dépens. En fait, il faut arrêter de considérer nos chiens comme des membres de notre "meute". Je n'ai jamais trouvé de preuve étayant les théories des "lois de la meute" et "maître-devant-être-l'alpha". Après trente ans de soumission à ces théories dépassées et dégradantes, il est grand temps d'y mettre un terme et de se tourner vers ce que l'on connaît aujourd'hui" 

Barry Eaton

 

 “Il nous faut une attitude plus sage et peut-être plus mystique vis-à-vis des animaux. Éloigné de la Nature universelle et vivant dans la complexité, l’homme civilisé observe les animaux à travers la loupe de son savoir. Il voit une plume agrandie et toute l’image est déformée. Nous traitons avec condescendance leur état inachevé, le sort tragique qui les a conduit à naître inférieurs à nous. C’est là que nous faisons une erreur. Une grave erreur.

On ne peut pas comparer les animaux aux hommes. Dans un monde plus vieux et plus achevé que le nôtre, ils se déplacent, dans leur forme achevée. La nature leur a fait don d’un prolongement des sens que nous avons perdu ou jamais atteint. Ils entendent des voix que nous n’entendrons jamais. Ils ne sont ni nos frères ni nos subalternes. Ils constituent un autre monde, pris avec le nôtre dans le filet de la vie et du temps, prisonniers de la splendeur et des tourments de la Terre.“
Henry Beston  -  “The Outtermost House” (Une maison au bout du monde) - Extraits du site Animaux Trafic

 

 

 Un bon comportement n’est pas inné.

Les maîtres doivent donner de leur temps et mettre leur motivation en action pour familiariser leur chien à tous types de situation,

le dresser avec patience et bienveillance, lui procurer les sorties dont il a besoin

Il est aussi important que le chien apprenne que les humains sont sympathiques et agréables à côtoyer, que les autres chiens sont des partenaires de jeux ou de promenades formidables, et c’est par les expériences favorisées par leurs propriétaires qu’il en fera l’apprentissage

 

  Laurence Bruder-Sergent (comportementaliste)

 

 

Chaque Chien est unique ...  tout comme chaque  Etre Humain

Chaque cession de chiot est unique car chaque histoire familiale est unique ...

Il en est ainsi à Sweet Loving Heart ...

 

 

Aimer son Chien

Aimer son chien, c’est veiller sur lui, le nourrir, le soigner, mais c’est aussi le respecter en tant que chien et ne pas vouloir en faire un humain. C’est accepter qu’il aboie de temps en temps, qu’il perde ses poils, qu’il côtoie d’autres chiens et joue avec eux (ce n’est pas une infidélité à votre égard !). C’est aussi avoir l’esprit civique et l’éduquer pour qu’il ne soit pas une gêne pour les autres citoyens. 

Article écrit par Laurence Bruder Sergent - Comportementaliste

Les Animaux nous entourent comme autant de questions. chacun porte en lui la clé d'un monde. Le chien et l'homme, déambulent côte à côte, ne vivent pas la même promenade. Ils ne détectent pas les même parfums, ne sursautent pas aux mêmes sons, ne relèvent pas les même traces, ne déchiffrent pas les même symboles.

Presque rien dans leur corps, dans leur tête qui soit au même diapason. Chacun marche dans un mode inventé, celui que ses sens lui décrivent et que son cerveau traduit selon un code qui lui est propre. Les animaux habitent des univers parallèles aux nôtres, des univers vers lesquels nous pouvons parfois lancer de fragiles passerelles.  (Extrait de Microcosmos)

     Le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires. - Boris Cyrulnik

      On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités.   Mohandas Karamchad Gandhi

 

... Lorsqu'on prend en affection un animal, on l'adopte de fait, on lui fait une promesse d'Amour. Une promesse éternelle qu'il n'est pas même concevable, dans sa conscience, de remettre en question.

Dès lors, quand il y a abandon, volontaire ou non, celui-ci correspond à une trahison, sentiment nouveau et totalement incompréhensible. Vous ne pouvez savoir à quel point une telle situation est vécue douloureusement par votre compagnon, car elle révèle un aspect pervers de l'homme dont il ne peut absolument pas saisir la raison. Celle-ci est en effet contraire à sa nature, elle demeure hors de ses conceptions...

Extraits d'un livre "Le Peuple Animal"   Anne et Daniel Meurois-Givaudan.

 

 

 

 

 

 

Par Jim Willis, 2001 

Quand j'étais un chiot, je vous ai amusés avec mes cabrioles et vous ai fait rire. Vous m'avez appelé votre enfant, et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillers assassinés, je suis devenu votre meilleur ami. Toutes les fois que j'étais méchant tu agitais ton doigt vers moi et me demandais «Comment peut-tu?» mais après on s'amusait ensemble. 

Mon éducation a pris un peu plus de temps que prévu, parce que vous étiez terriblement occupés, mais nous y avons tous travaillé ensemble. Je me souviens de ces nuits où je fouinais dans le lit et écoutais tes confidences et rêves secrets, et je croyais que la vie ne pourrait pas être plus parfaite. Nous sommes allés faire de longues promenades et courses dans le parc, promenades de voiture, arrêts pour de la crème glacée ( j'ai seulement eu le cornet parce que «la glace est mauvaise pour les chiens» comme tu disais, et je faisais de longues siestes au soleil en attendant que tu rentres à la maison. 

Progressivement, tu as commencé à passer plus de temps au travail et concentré sur ta carrière, et plus de temps à chercher un compagnon humain. Je t'ai attendu patiemment, t'ai consolé après chaque déchirement de coeur et déceptions, t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions, et me suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer, et puis tu es tombé amoureux. 

Elle, maintenant ta femme, n'est pas une «personne-chien»-mais je l'ai accueilli dans notre maison, essayé de lui montrer de l'affection, et lui ai obéi. J'étais heureux parce que tu étais heureux. 

Ensuite les bébés humains sont arrivés et j'ai partagé votre excitation. J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur, et je voulais les pouponner aussi. Seulement vous vous êtes inquiétés que je puisse les blesser, et j'ai passé la plupart de mon temps banni dans une autre pièce, ou dans une niche. Oh, comme je voulais les aimer, mais je suis devenu un «prisonnier de l'amour». Comme ils ont commencé à grandir, je suis devenu leur ami. Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés sur leurs jambes branlantes, ont poussé leurs doigts dans mes yeux, fouillé mes oreilles, et m'ont donné des baisers sur le nez. J'aimais tout d'eux et leurs caresses - parce que les tiennes étaient maintenant si peu fréquentes - et je les aurais défendus avec ma vie si besoin était. J'allais dans leur lit et écoutais leurs soucis et rêves secrets, et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans l'allée. 

Il y eut un temps quand les autres te demandaient si tu avais un chien et qui te demandaient une photo de moi dans ton portefeuille et tu leur racontais des histoires à mon propos. Ces dernières années tu répondais «juste oui» et changeais de sujet. Je suis passé du statut de «ton chien» à «seulement un chien», et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi.

 Maintenant, vous avez une nouvelle occasion de carrière dans une autre ville, et vous allez déménager dans un appartement qui n'autorise pas d'animaux familiers. Tu as fait le bon choix pour ta «famille», mais il y eu un temps où j'étais ta seule famille. 

J'étais excité par la promenade en voiture jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux. Cela sentait les chiens et chats, la peur, le désespoir. 

Tu as rempli la paperasserie et as dit «je sais que vous trouverez une bonne maison pour elle ». Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé. Ils comprennent la réalité qui fait face à un chien entre deux âges, même un avec «des papiers ». 

Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de mon col et il criait «non, papa! S'il vous plaît ne les laissez pas prendre mon chien!». Et je me suis inquiété pour lui, quelles leçons lui aviez-vous apprises à l'instant au sujet de l'amitié et la loyauté, au sujet de l'amour et de la responsabilité, et au sujet du respect pour toute vie. Tu m'as donné un «au revoir-caresse» sur la tête, a évité mes yeux, et as refusé de prendre mon collier avec vous. 

Après votre départ, les deux gentilles dames ont dit que vous saviez probablement au sujet de votre départ il y a de cela plusieurs mois et rien fait pour me trouver une autre bonne maison. Elles ont secoué leur tête et ont dit «Comment est-ce possible?»

 Ils sont aussi attentifs à nous ici dans le refuge que leurs programmes chargés ne le leur permettent. Ils nous nourrissent bien sûr, mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs jours. Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage, je me dépêchais en espérant que c'était toi, que tu avais changé d'avis--que c'était juste un mauvais rêve... Ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu'un qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver. 

Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient pour attirer l'attention, je me suis retiré dans un coin de la cage et ai attendu. 

J'ai entendu ses pas quand elle s'est approchée de moi en fin de journée, et je piétinais le long de l'allée jusqu'à une pièce séparée. Une pièce heureusement tranquille. Elle m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles, et m'a dit de ne pas m'inquiéter...

Mon coeur battait d'anticipation à ce qui était mon avenir, mais il y avait aussi un sentiment de soulagement. Le «prisonnier de l'amour» avait survécu à travers les jours. Comme c'est dans ma nature, je me suis plus inquiété d'elle. Le fardeau qu'elle porte pèse lourdement sur elle, et je le sais, de la même manière que je connais votre humeur chaque jour. Elle a placé une chaîne doucement autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue. J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais il y a tant d'années. Elle a glissé l'aiguille hypodermique habilement dans ma veine. Quand j'ai senti le dard et le liquide se répandre à travers mon corps, je me suis assoupi, l'ai examinée de mes gentils yeux et ai murmuré «comment as-tu pu?» Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit «je suis si désolée ». Elle m'a étreint, et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail de s'assurer que je suis allé à une meilleure place où je ne serai pas ignoré ou abusé ou abandonné, ou aurais à pourvoir moi-même à mes besoins--une place remplie d'amour et de lumière très différent de cet endroit. Et avec mes dernières énergies, j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue que mon «Comment as-tu pu?» c'était à toi, Mon Maître Bien-aimé, que je pensais. Je penserai à toi et t'attendrai à jamais. Puisse tout le monde dans ta vie continuer à te montrer autant de loyauté. 

Une note de l'auteur : Si «Comment est-ce possible» a mis des larmes dans vos yeux en le lisant comme cela me l'a fait alors que je l'écrivais, c'est parce que c'est l'histoire de millions d'animaux qui meurent chaque années dans des chenils américains et canadiens. Tout le monde est bienvenu à distribuer cet essai dans un but non-commercial, aussi longtemps qu'il est distribué correctement avec l'avis du copyright. S'il vous plaît utilisez-le pour aider à l'éducation, sur vos websites, dans des bulletins d'information, dans les refuges pour animaux et tableaux d'affichage du bureau du vétérinaire. Dites au public que la décision d'ajouter un animal familier à la famille est une importante décision pour la vie, que les animaux méritent notre amour et soins, et que la recherche d'une autre maison appropriée pour votre animal est votre responsabilité et que toute vie est précieuse.